
Photo : capture d’écran France 24 par Le Figaro
Du côté du Président Sarkozy, c’est “Tous au traité”…
En effet, José Manuel Barroso a affirmé aujourd’hui qu’un consensus commençait à se former sur l’idée de mini-traité de Nicolas Sarkozy. Il serait limité aux dispositions prévues dans la Constitution initiale relatives à la Présidence de l’Union, au règlement intérieur, au ministre européen des affaires étrangères et à la majorité qualifiée. Il ne s’agirait pas d’établir un nouveau texte, ni de procéder à un nouveau référendum, mais d’approuver limitativement les articles permettant de doter l’Union européenne des nouvelles institutions indispensables à son fonctionnement. A l’instar d’autres traités, la France le ratifierait par la voie parlementaire.
Par contre, le Président français a confirmé son opposition quant à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne et a réaffirmé qu’il ne braderait pas l’agriculture française sur l’autel de l’Europe.
Du côté du Premier secrétaire du PS, c’est “Tous des traitres…”
À Bordeaux, le compagnon de l’ex-présidentiable éconduite se sentait bien seul pour mobiliser les foules girondines. Après l’abandon de quelques compagnons de route du PS (à l’ère mittérandienne) entre les deux tours, puis la traumatisante composition du gouvernement, voici le temps des déserteurs ; Car, en plus des éléphants, sa propre concubine l’a laissé choir ce soir, le laissant jouer seul sa partition antisarko en do primaire.
De son côté, un autre Premier – ministre celui-ci – haranguait les foules de la cité phocéenne. Le Palais des Congrès du Parc Chanot était comble, de mémoire de marseillais, c’était presque aussi mémorable que lorsque la sardine avait bloqué le port… François Fillon a rappelé ses priorités de gouvernement et a tenu à fixer une règle simple qu’il s’appliquera à lui-même : un ministre battu aux législatives n’aura pas de légitimité pour agir dans son gouvernement.
Jean-Claude Gaudin a quant à lui rappelé que l’élection de Nicolas Sarkozy “c’est un peu comme un billet de 500 euros coupé en deux : Vous ne pouvez rien acheter avec ; La seconde moitié c’est dans les urnes qu’on la trouvera les 10 et 17 juin.”
Alors… Mobilisons-nous !